L'objectif du Projet CO2 est de lutter contre le réchauffement climatique en offrant des solutions concrètes pour réduire les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphere.
 
Projet CO2 - ou comment devenir Ecocytoyen. Notre mission est d'informer, éduquer, financer et promouvoir le énergie solaire à l'aide de projets et produits environnementaux. Causes et effets du réchauffement climatique. Conseils  pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre ainsi que votre facture d'électricité. Eliminer ou équilibrer vos rejets de CO2 en adhérant à notre programme de reforestation et projets favorisant le énergie solaire. Promouvoir l'image sociale et environnementale de votre entreprise. Adhérer aux mécanismes de énergie solaire. Gestion des risques liés aux quotas et émissions de CO2  Acheter judicieusement en sélectionnant des produits à faible consommation électrique ou fonctionnant grâce aux énergies renouvelables.
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Conventions, protocoles et accords internationaux

 
La Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), adoptée le 9 mai 1992 à Rio de Janeiro, reconnaît l’existence de risques liés au réchauffement climatique et fixe l’objectif de stabiliser « les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ».

Elle affirme en outre un certain nombre de principes, tel le principe de précaution : l’absence de certitudes scientifiques absolues ne doit pas servir de prétexte pour différer l’adoption de mesures quand il y a risque de perturbations graves ou irréversibles. Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » des Etats fait incomber la majeure partie de la lutte contre les changements climatiques aux pays développés. Les autres principes portent sur les besoins particuliers des pays en développement et sur l’importance de promouvoir le développement durable.

Tous les signataires s’engagent notamment à établir et présenter des "communications nationales" contenant un inventaire de leurs émissions de gaz à effet de serre qui précise les différentes sources émettrices et qui indique les "puits" qui absorbent les gaz à effet de serre. Ils doivent aussi adopter des programmes nationaux pour atténuer les changements climatiques et élaborent des stratégies pour s’adapter à leurs effets. Ils encouragent par ailleurs le transfert de technologies ainsi que l’exploitation durable, la conservation et le renforcement des puits et des "réservoirs" de gaz à effet de serre (GES), comme les forêts et les océans. Entrée en vigueur le 24 mars 1994, la Convention est aujourd’hui ratifiée par 185 pays.

 Protocole de Kyoto
Le Protocole relatif à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques a été adopté à Kyoto le 31 décembre 1997 par les Parties à la Convention. Il lie légalement 36 pays industrialisés pour réduire ou limiter leurs émissions de six gaz à effet de serre (GES) de -8% à -10% par rapport aux niveaux de 1990 pour atteindre l’objectif commun d’une réduction de l’ensemble des émissions de 5,2% par rapport à 1990. L’objectif fixé pour les émissions de chaque pays doit être atteint entre 2008 et 2012 et sera calculé en effectuant une moyenne sur les cinq années de référence.

L’entrée en vigueur du Protocole était subordonnée à la ratification d’au moins 55 pays, représentant au moins 55% des émissions de GES émanant de leur groupe en 1990. Les Etats-Unis ayant refusé de le ratifier, l’entré en vigueur du protocole a longtemps dépendu de la ratification de la Russie. Grâce à celle-ci, il est entré en vigueur le 16 février 2005, les 126 pays l’ayant ratifié représentant 61,6% du total des émissions de 1990.Le protocole de Kyoto prévoit la mise en place de trois mécanismes de flexibilité permettant de faciliter le respect des engagements :

Le système international d'échanges des Permis d'Emission Négociables (PEN), article 7.Le Protocole de Kyoto permet l'échange de crédits d'émissions entre pays. Les pays qui ont pris des engagements en matière de réduction des émissions peuvent ainsi acheter et vendre entre eux une partie des émissions de CO2 qui leur ont été assignées. Grâce à l'échange de droits d'émissions, les pays peuvent acheter des quotas d'émissions auprès d'autres pays qui trouvent plus facile, relativement parlant, d'atteindre leurs objectifs de réduction des émissions. Cette façon de faire permet de réduire les émissions totales au coût le plus faible.

le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP), article 12. Il autorise les pays industrialisés (ayant des objectifs quantifiés de réduction d'émissions) à investir dans des projets de réduction de gaz à effet de serre dans les pays en développement (non-signataires de protocole). Ces projets de développement durable sont ensuite pris en compte dans les quotas des pays développés. Non seulement ils réduisent les émissions, mais les projets MDP contribuent également au développement durable du pays hôte. Un projet MDP pourrait prévoir, par exemple, l'électrification rurale à l'aide de panneaux solaires ou le reboisement des terres. Les crédits qu'obtiennent les pays qui investissent dans les projets MDP sont appelés « réductions d'émissions certifiées ».

la Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) ou application conjointe (AC) article 6, permet aux gouvernements des pays industrialisés de financer de projets de réduction d'émissions de gaz à effet de serre dans les pays en transition vers une économie de marché (Russie, pays de l'Est...) ou dans les pays développés. En retour, ces Etats reçoivent des crédits d'émissions (unités d'émissions de réduction) qu'ils peuvent vendre ou déduire de leurs quotas. Un projet d'application conjointe peut consister, par exemple, à remplacer une centrale thermique alimentée au charbon par une centrale de cogénération plus efficace ou encore à reboiser des terres.

PROTOCOLE DE KYOTO Japan, on 11 December 1997

Le Système Européen des Quotas d’Emission Négociables (SEQEN)
Le protocole de Kyoto donne toute liberté aux pays sur les moyens qu’ils utilisent pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’Union Européenne a, pour sa part, décidé de mettre en place un marché de permis d’émissions négociables pour l’aider à atteindre son objectif : réduire, pour la période 2008-2012, ses émissions de gaz à effet de serre de -8% par rapport à 1990. La directive 2003/87/CE du 13 octobre 2003 définit le champ d’application de ce marché et prévoyait un lancement au 1er janvier 2005.

Les site concernés sont l’ensemble des installations de combustion d’une puissance calorifique de combustion de plus de 20MW (sauf déchets dangereux ou municipaux), ainsi que les installations d’un nombre limité de secteurs d’activité intensifs en énergie, sous certaines conditions de capacité de production : raffineries de pétrole, cokeries, installations de production et de transformation des métaux ferreux, installations de production de ciment, de chaux, de verre et de produits céramiques, et installations de production de papier.

Le marché est prévu pour fonctionner en deux phases : une période de mise en route entre 2005 et 2007, puis une phase plus opérationnelle entre 2008 et 2012. Cette deuxième période, concomitante à la période d’observance de Kyoto, verra un élargissement des mécanismes de marché, dont les modalités seront définies en juin 2006.

Le fonctionnement du marché peut être illustré par l’exemple schématique suivant : une installation se voit attribuer 100 quotas par les autorités publiques. Si elle émet 80 tonnes de CO2, elle libère 20 quotas qu’elle pourra valoriser sur le marché. Si elle en émet 120, elle devra acheter 20 quotas sous peine de se voir infliger une amende de 40€ par quota pour la première période (100€ ensuite), et d’être, de plus, obligée de racheter les quotas manquants.

Le mécanisme d’allocation des quotas est le suivant : chaque pays présente un Plan National d’Allocation des Quotas (PNAQ), décrivant la manière dont il compte atteindre ses objectifs de Kyoto, et celle dont il compte allouer les quotas aux différents secteurs concernés par le marché. Ces plans sont ensuite validés par la Commission européenne, qui s’assure que les quotas ont été alloués de manière conforme à la directive.

Le système des quotas est donc un système créant une rareté artificielle du droit à émettre du CO2, afin que ce droit ait un prix suffisament significatif pour influencer les décisions des acteurs économiques. Ce type de stratégie qui consiste à utiliser des mécanismes de marché dans une optique environnementale est baptisée "finance carbone" . Elle pourrait, à terme, devenir un instrument décisif dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Plan Climat 2004

  Le Plan Climat est le plan d’actions du Gouvernement pour être à la hauteur du défi majeur que constitue le changement climatique, dès 2010 en respectant l’objectif du protocole de Kyoto, voire en le dépassant légèrement.

Les prévisions font état d’émissions en France qui excéderaient tendanciellement de 10% l’objectif de Kyoto en 2010, notamment du fait de leur croissance dans les domaines de la vie quotidienne (bâtiments, transports...).

C’est pourquoi le Plan Climat regroupe des mesures dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des Français en vue d’économiser 54 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an à l’horizon 2010, ce qui infléchirait significativement la tendance.

PLAN CLIMAT 2004